Que je relis sans cesse tes messages, que quand je me dis que mon corps a ravagé le tien les larmes me montent aux yeux et que mon coeur se noue lorsque je réalise que seulement 30 km nous sépare. Sais tu que lorsque mon portable vibre je n'ai qu'une hate c'est de lire un message dans l'espoir que ce soit toi. Ton image, tes lèvres fines, ton regard malsain, tes pattes, tes ongles rongés, ta peau caramélisée, tes épaules musclées et ton accent du sud, ta voix rauque, ta langue rapeuse, ta chaine autour du cou, tes affreux joggings et ton portable cassé. Ton gout de joint collé à la bouche qui est scotchée sur la mienne, ton sourire charmeur et entrepreneur, ton assurance involontaire, ta virilité, ton insouciance, ton sexe, tes oreilles que j'ai tant mordues, ton souffle ténébreux qui aurait saccagé un tourbillon lorsque ma langue virevoltait sur ton visage. Et puis tes gaffes, tes dents jaunies par la cigarette, ton pull qui m'a tant servi, ton irresponsabilité, ta gaminerie, ton impulsivité, ton arrogance, mon envie de te déshabiller au premier regard. Je me néglige, je traine les pieds. Avec l'espoir que tu penses à moi tout le temps et pas qu'un peu.